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Quimper

 

Quimper


Quimper
La cathédrale vue depuis l'Odet.
La
cathédrale vue depuis l'Odet.

Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère (préfecture)
Arrondissement Quimper (chef-lieu)
Canton chef-lieu de trois cantons :
Quimper 1
Quimper 2
Quimper 3
Code commune 29232
Code postal 29000
Maire
Mandat en cours
Bernard Poignant
2008-2014
Intercommunalité Quimper Communauté

Site Web Site de la commune
 
Démographie
 
Population 63 929 hab. (2008[1])
Densité 757 hab./km2
Aire urbaine 86 162 hab. ()
Gentilé Quimpérois
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 48″ Nord
       4° 05′ 47″ Ouest
/ 47.996667, -4.096389
Altitudes mini. -5 m — maxi. 151 m
Superficie 84,45 km2

Quimper est une commune française de Bretagne, chef-lieu du département du Finistère, mais seulement sa deuxième ville pour la population, après Brest. Elle est la capitale traditionnelle de la Cornouaille. Autrefois très réduit en superficie, son territoire communal a été très agrandi à compter du 1er janvier 1960 par l'annexion des trois communes limitrophes de Kerfeunteun, Ergué-Armel et Penhars[2].

Ses habitants sont appelés les Quimpérois.

Sommaire

Toponymie

Civitas Aquilonia est un nom latin de la ville attesté au XIe siècle. Beaucoup ont supposé qu'il s'agissait du nom de la ville à l'époque romaine, mais on ne peut rien affirmer.

Le nom de la commune en breton est Kemper, mot qui signifie « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence de l'Odet avec le Steir et le Frout. Kemper est également proche du gaulois kombero- « fait de se rencontrer en un même lieu », qui a par ailleurs donné l'ancien français combre, et le latin médiéval combrus « abattis d'arbres barrant une rivière » (cf. encombrer, décombres).

Le nom Quimper est bien entendu la forme francisée de Kemper.

Sous l'Ancien Régime, la ville est communément appelée Quimper-Corentin, en référence à saint Corentin, son premier évêque. Ce qualificatif permet à l'époque de la différencier des autres localités bretonnes portant le nom de Kemper, notamment les communes qui s'appellent aujourd'hui, en français, Quimperlé, Quemperven et Quemper-Guézennec. C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé[3].

Pendant la Révolution française, la commune a été rebaptisée Montagne-sur-Odet.

Communes limitrophes

Histoire

Héraldique

Blason de Quimper

D'azur au bélier passant d'argent accorné et onglé d'or, au chef d'hermine.

Préhistoire et Antiquité

Le site était de nature à attirer très tôt une population: en effet, outre la confluence de deux cours d'eau importants localement, l'Odet et le Steir, la ville se trouve au fond d'une ria, ou aber (la marée remonte depuis l'océan, sur environ 18 km), et à la hauteur d'un gué.

Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques importantes depuis le début du XIXe siècle (notamment sous l'égide, à partir de 1873, de la Société archéologique du Finistère), mais celles-ci ont connu un développement décisif, selon les méthodes modernes de fouille, avec la création en 1970 d'un Centre municipal d'étude et de recherche archéologique.

Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe, sont datés de 6 000 ans. Le quartier de Kerjestin a fourni des vestiges (tertre funéraire, céramique) s'échelonnant du Néolithique au Bronze ancien (3000-1800 av. J. C.), celui de Penancreac'h les traces d'un habitat important datant de la fin du IIIe millénaire avant notre ère, celui du Braden des fragments de poterie remontant à 1800 av. J. C. environ. D'autres trouvailles disséminées sur tout le territoire de la commune (haches, tessons...) et remontant aux mêmes époques montrent que la zone a été occupée depuis plusieurs millénaires.

Des vestiges d'un oppidum ont été mis au jour dans le quartier de Kercaradec, et des traces d'habitats datant de l'âge du fer (VIe-Ier s. av. J. C.), de forges et de sépultures ont été trouvées dans les quartiers d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante semble s'être développée à cette époque.

La découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté la confirmation d'un peuplement important de la zone dès avant la conquête romaine, puisque les datations vont du IIe siècle av. J.-C. ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté de -30. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable. L'habitat, à l'époque, semble donc s'être présenté sous la forme d'un ensemble de villages ou hameaux.

Des écrits de Jules César et des historiens grecs, on déduit que le site de Quimper était inclus dans la cité des Osismes dont la capitale, au moins après la conquête romaine, était Vorgium (Carhaix).

Une agglomération gallo-romaine d'une quinzaine d'hectares a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle fut fondée sous le règne de l'empereur Auguste et fut surtout florissante aux deux premiers siècles de notre ère. Elle comportait un forum et des thermes situés au centre d'un plan orthogonal, dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'Odet et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy. Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest,

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